Pour ce dimanche 26 juillet, nous avions prévu un beau programme : le Palais de Pena, réservé à l’avance pour 10h30, puis la Quinta da Regaleira à 14h30, elle aussi sur réservation, avant de terminer la journée sur une plage.
Malheureusement, notre journée à Sintra ne s’est absolument pas déroulée comme prévu : routes fermées, aucune indication, énormément de monde… Franchement, nous avons été hyper déçus ! Je vous raconte tout en détail :
- Palais de Pena : Ayant une réservation à 10h30, nous sommes arrivés à Sintra vers 9h55. Nous pensions avoir largement le temps de rejoindre le palais tranquillement. Sauf qu’en arrivant, première mauvaise surprise : des policiers barraient la route menant au site et seules les voitures disposant d’une autorisation pouvaient passer. Nous avons donc continué à rouler en nous disant que ce n’était pas très grave, que nous allions nous garer un peu plus loin et devoir un peu marcher. Sauf qu’impossible de trouver une place. Nous avons alors refait un tour et sommes repassés devant les policiers. Comme l’heure avançait, nous leur avons demandé comment rejoindre le palais puisque nous avions une réservation à 10h30. Et là, clairement, nous avions l’impression de les déranger plus qu’autre chose. Leur seule réponse : se garer et monter à pied. Très bien… sauf qu’ils nous annoncent environ 1h30 de marche en montée ! La blague… Il était déjà plus de 10h, nous devions encore trouver une place, puis marcher 1h30 en montée avec les filles, tout ça pour arriver largement après l’heure indiquée sur nos billets et être presque sûr de nous voir refuser l'entrée à cause de l'heure. Nous avons finalement trouvé un parking payant tout en bas et avons commencé à marcher. C’est là qu’une voiture nous a interpellés pour nous proposer de nous monter jusqu’au site pour 30 € à 4. Moi, naïvement et obnubilée par notre visite que je ne voulais pas rater, j’ai accepté. Manu, lui, était beaucoup moins convaincu par le personnage…
Nous voilà donc embarqués dans sa voiture. Malgré le peu de place disponible, le chauffeur s’arrêtait devant chaque groupe de personnes pour essayer de récupérer encore deux ou trois passagers. Je ne sais même pas où il comptait les mettre !
Nous arrivons finalement devant le barrage de police. Apparemment, il disposait d’une fausse autorisation, mais après quelques échanges, il réussit tant bien que mal à passer. Après environ 20 minutes de voiture, nous arrivons enfin en bas du Palais de Pena.
Il ne restait plus qu’à lui payer les 30 € mais évidemment nous n’avions qu’un billet de 50 € et lui aucune monnaie.
Nous avons donc commencé à demander autour de nous si quelqu’un pouvait nous faire de la monnaie, sans succès. Manu est alors entré acheter quelque chose pour avoir de la monnaie, mais même là, la caissière a refusé de lui donner deux billets de 10 €. Résultat : une entrée supplémentaire à 10 € achetée pour rien et deux billets de 20 € en poche !
Nous avons dû perdre une bonne demi-heure avec cette histoire et, à ce moment-là, les nerfs étaient clairement à vif.
Une fois le portail passé, il restait encore de la marche avant d’arriver réellement devant le palais. Le Palais de Pena est très beau et vraiment atypique et, malgré notre début de journée catastrophique, je le recommande. Bon, nous étions quand même bien refroidis et légèrement en froid avec Manu… Vous ne le verrez pas forcément sur les photos, ça c’est un peu comme sur les réseaux sociaux, tout paraît toujours tout beau et tout rose alors qu’en réalité, Manu tirait une tronche de 10 km !
L’intérieur se visite assez rapidement et, avec le monde, difficile de pouvoir flâner. J’ai malgré tout bien aimé la visite. Même constat pour les extérieurs : énormément de visiteurs, mais le lieu reste vraiment sympa à découvrir.
Nous avons ensuite décidé de repartir pour rejoindre notre deuxième visite et de redescendre à pied jusqu’à la voiture, puisque cette fois-ci, ce n’était pratiquement que de la descente. Dans le parc, aucune information, aucun plan, vous prenez les chemins sans savoir où vous allez atterrir, c'est insupportable. Par contre, descente très agréable, jolis coins et petites choses à découvrir sur le chemin (celui qu'on a pris, peut-être pas tous).
De retour au parking, nous en avions pour moins de 7 €. Mais évidemment, la journée n’avait pas encore fini de nous réserver des surprises : impossible de payer par carte bancaire et la machine n’acceptait les billets qu’à partir d’un certain montant.
Nous nous sommes donc retrouvés, encore une fois, à chercher désespérément de la monnaie. Personne ne voulait nous en faire, pas même les commerçants aux alentours. Manu a donc dû acheter une nouvelle bricole en vitesse pour récupérer de quoi payer et enfin sortir du parking.
Et là, grosse erreur de ma part…
Avant de partir, j’avais regardé sur mon téléphone la distance jusqu’à la Quinta da Regaleira et il était indiqué environ 20 minutes en voiture. En voyant cette durée, j’ai pensé que le site se trouvait ailleurs et qu’il serait peut-être plus facile d’y accéder et de s'y garer.
Nous lançons donc le GPS pour rejoindre notre visite de 14h30… et là, nous comprenons rapidement que nous reprenons exactement la même route. Et rebelote, pas d'accès en voiture il faut refaire cette fameuse marche de 1h30 en montée. À ce moment-là, nous avons complètement lâché l’affaire. Nous n’avons donc jamais fait la Quinta da Regaleira, malgré nos billets réservés à l’avance. Nous ne voulions plus qu’une chose : quitter Sintra, où nous n’avions vraiment pas passé un bon moment.
J’ai d’ailleurs pris en photo une pancarte qui résumait parfaitement notre ressenti du jour : « Sintra, pas différent de Disneyland ». Avec la foule que nous avions eue toute la journée et ce qui en a découlé, ça nous a plutôt bien parlé !
- Après une petite crise de nerfs de mon côté et Manu qui commençait enfin à se détendre, nous avons quand même décidé de maintenir notre dernière étape : Praia da Ursa ( ♥♥♥♥♡). Personnellement, à ce moment-là, je n’avais plus qu’une envie, rentrer à l’appartement. Finalement, nous avons trouvé assez facilement l'endroit, avec quelques places de stationnement le long de la route. Une piste permettait apparemment de se rapprocher davantage de la côte, mais comme une barrière était présente, nous avons préféré laisser la voiture et continuer à pied. Vu notre journée, nous n’avions aucune envie de tenter une nouvelle aventure ! Praia da Ursa est une plage magnifique et très sauvage. Le sentier pour y descendre est assez raide, mais il reste faisable avec des enfants : pour les filles, ça s’est bien passé. Je vous conseille tout de même fortement de prévoir des baskets, même si nous avons croisé plusieurs personnes qui faisaient le chemin en claquettes. Gardez également en tête qu’après la plage, il faudra tout remonter ! Évitez donc de trop vous charger et, surtout, pensez à prendre suffisamment d’eau. Une fois en bas, le décor est superbe. Dommage que l’océan n’ait pas gagné huit petits degrés en quelques jours… et qu’il n’y ait pas eu de coquillages ! On sent tout de suite qu’il s’agit d’une plage sauvage et un peu difficile d’accès : il y avait très peu d’enfants, seulement quatre ou cinq en comptant les filles, et surtout beaucoup de jeunes. Plusieurs personnes semblaient d’ailleurs venues pour y rester jusque tard dans la soirée. Nous avons vraiment apprécié cet endroit, qui a finalement permis de terminer la journée sur une très belle note. En revanche, je ne conseillerais pas forcément cette plage avec de jeunes enfants, notamment à cause de l’accès, des vagues, du courant et de son isolement.
Une journée particulièrement mouvementée ! Même si nous n’avons pas vraiment réussi à apprécier Sintra dans ces conditions, je pense malgré tout que le Palais de Pena (♥♥♥♥♡ - vaut le détour sauf en plein mois de juillet et si vous n'aimez pas trop le monde) et la Quinta da Regaleira ( ? ♥♥♥♥♡ ? - au vu des photos que j'ai pu voir je pense que c'est très beau) sont deux sites qui méritent d’être découverts.
Notre expérience aurait certainement été très différente à une autre période, avec moins de monde et sans tous ces imprévus. Nous sommes malheureusement repartis de Sintra avec une impression assez négative. En tout cas de notre côté nous avons un peu étaient refroidis par les Portugais (sans vouloir vexer personne) qu'on a trouvé peu serviable et quelque peu profiteurs.